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Vitesse et puissance critiques

Comprendre la vitesse et la puissance critiques : ce qu'elles mesurent, pourquoi on les préfère à la FTP et à la VMA en longue distance, et comment les tester.

La vitesse critique (en course à pied et en natation) et la puissance critique (à vélo), c'est la même idée déclinée selon le sport : l'allure ou la puissance la plus élevée que l'on peut tenir sans se mettre dans le rouge.

Sous le seuil critique, le corps reste à l'équilibre : on peut tenir l'effort longtemps. Au-dessus, plus rien ne se stabilise et on dérive vers l'épuisement, quel que soit le mental. Ce n'est pas un chiffre lié à un test d'une durée arbitraire, mais une limite physiologique.

Un seuil et une réserve

Le modèle donne deux informations, et c'est ce qui fait sa richesse :

  • Le seuil : ce que l'on peut tenir longtemps.
  • La réserve au-dessus du seuil (notée W' à vélo, D' en course et en natation) : ce que l'on a « en plus » pour les côtes, les relances ou la fin de course — une quantité limitée, qui s'épuise quand on passe au-dessus du seuil.

Deux athlètes avec le même seuil peuvent avoir des réserves très différentes : l'un très régulier, l'autre plus explosif mais vite cuit. C'est cette combinaison qui décrit vraiment un profil, là où un chiffre isolé n'en dit pas grand-chose.

Pourquoi en longue distance

En longue distance, on passe des heures juste autour de ce seuil. Le connaître précisément est donc plus utile que la FTP — un chiffre estimé sur 20 minutes, que chacun tient plus ou moins longtemps — ou que la VMA, qui mesure un plafond maximal qu'on ne soutient de toute façon jamais sur la durée. Le seuil critique correspond à ce que l'on peut réellement tenir, et la réserve complète le tableau.

Comment les déterminer

Le principe : réaliser deux efforts maximaux de durées différentes, à partir desquels on déduit le seuil et la réserve. En pratique :

  • Course à pied et vélo : deux efforts maximaux, en général 5 min et 20 min.
  • Natation : deux contre-la-montre, 200 m et 400 m.

Les efforts doivent être maximaux, avec au moins 48 h de récupération entre deux tests.

→ Pour éviter de faire le calcul à la main, j'ai mis en place des calculateurs sur la page Outils.

Ce que j'en retiens

Personnellement, je m'appuie sur ces repères dans mon entraînement : ils donnent une image plus juste de ce que je peux tenir sur la durée. Cela reste une estimation, dépendante du protocole et de la forme du jour — l'important est de tester dans des conditions comparables et d'en refaire régulièrement.